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Maraudes "sociales"

Selon une note de service, la Direction des Solidarités et de la Santé recherche des agents-es bénévoles pour participer à cette action humanitaire et citoyenne auprès des plus démunis.

La maraude du CCAS est composée d’un groupe de personnes qui va à la rencontre des personnes à la rue. Elle intervient tous les jeudis soirs et un dimanche par mois du 1er novembre au 30 avril.

Nous ne doutons pas que des agents, nombreux, répondront favorablement à cet appel, nous le savons. C'est le cas de certains délégués CGT, justement affectés aux missions sociales et qui désespèrent de disposer un jour de moyens suffisants pour aborder avec efficacité tous les problèmes liés à la misère.

Si nous exprimons sur ce tract, tout notre respect envers tous les agents, qui par leur engagement bénévole, démontrent leur attachement aux valeurs de solidarité et au service public, nous tenons tout de même à souligner le désengagement honteux de nos élus envers les plus démunis.

Les conditions de travail intéressent-elles quelqu'un?

"La délégation 1 prévue ce jour à 10 h est annulée. Une nouvelle date vous sera proposée rapidement".

C'est en ces termes lapidaires, sans autre explication, que les élus au CHSCT ont appris, le jour même, l'annulation d'une réunion importante qui devait se tenir jeudi le 3/11.

Les points qui devaient être évoqués à l’ordre du jour étaient :

  1. Plan de Prévention Santé Sécurité au Travail DEE
  2. Démarche Qualité de vie au travail DEE (suite rapport ALIAVOX)
  3. Document Unique Médiathèques

Le CHSCT qui travaille à améliorer les conditions de travail des agents dispose lui même de très mauvaises conditions de travail.

Le cordonnier est, dit le dicton, toujours le plus mal chaussé...

Même mal chaussé, que les élus n'aillent pas imaginer pour autant que c'est ce qui l'empêchera de "marcher" et d'avancer

Médiathèque Olympe de Gouges

Aujourd'hui, il pleut à Strasbourg... y compris à l'INTERIEUR de la Médiathèque Olympe de Gouges !!
Vous me direz, ça peut arriver... sauf que la CGT avait interpellé les Elus à ce sujet il y a plus d'un an !! et que, depuis, rien n'a visiblement été entrepris.
La CGT a demandé qu'un point sur la situation soit fait en CHSCT, mais aussi qu'on nous explique POURQUOI ce dossier n'a pas été géré depuis un an.
Pour l'instant, les agents ont mis des poubelles pour récupérer l'eau qui tombe du plafond !! Show must go on...

Direction de l'Enfance et de l'Education

La CGT avait interpellé la Direction, concernant l’implication excessive des Atsem dans le fonctionnement de Vigipirate à l’école Stoskopf.

Une réponse nous est parvenue. En voici un extrait : "

"Alertées par nos encadrants locaux nous avons souhaité que le fonctionnement de l’école au regard des consignes données conjointement par l’Education Nationale et la collectivité soit remis à plat.

Effectivement si le contexte actuel nous impose une vigilance accrue et la mise en place d’un processus de filtrage, ces mesures doivent s’organiser en bonne intelligence entre les équipes relevant de l’éducation nationale et celles relevant de la collectivité et en aucun cas reposer exclusivement sur les ATSEM.

C’est d’ailleurs dans ce sens que les consignes ont été données par note du 20 septembre dernier à nos équipes.

C’est pourquoi, en ce qui concerne le fonctionnement de l’école Stoskopf, nous reprenons en lien avec le directeur de l’école et les équipes éducatives l’organisation de l’accueil afin de le rendre plus équilibré à la rentrée des vacances d’automne".

Que se passerait-il si la CGT n'intervenait pas sur de tels problèmes? 

Feuille de route ou feuille de déroute ?

Chaque agent de la collectivité a été destinataire de la feuille de route concernant la vision et l'avenir du service public version élus de l'EUROMÉTROPOLE.

Reconnaissons au moins un mérite à ce document, c'est celui de dévoiler clairement dans quel état d'esprit évoluent les élus et la Direction Générale.

Pour le reste: chacun sera à même de juger par lui même.

La CGT a fait une lecture attentive de ce condensé d'intentions mais aussi d'actions déjà engagées et a fermement exprimé son total désaccord avec le contenu de ce document lors de la réunion agenda social du 12 octobre dernier. (Vous trouverez à l'intérieur de ce tract, l'analyse de la CGT sur le contenu du document qui vous a été envoyé par les élus).

La CGT condamne une attaque sans précédent contre le service public, l'emploi public et les conditions de travail des agents.

La CGT dénonce également une forme à peine voilée de cynisme lorsque "cette feuille de route " prétend se fixer pour objectif l'amélioration des conditions de travail en même temps qu'elle détaille précisément TOUS les moyens avec lesquels elles seront laminées.

Devant l'ampleur de ce plan de démantèlement de nos services et de nos conditions de travail, la CGT a écrit il y a deux semaines à l'ensemble des syndicats représentés à l'EUROMÉTROPOLE pour tenter de trouver des réponses communes à ce plan de casse et de bradage du service public aux entreprises privées.

La CFDT, la FA-FPT et la CFTC nous ont d'ores et déjà fait part de leur accord et de leur volonté d'aborder ensemble cette situation.

Dire que la situation est préoccupante serait un doux euphémisme...L'attaque est sans précédent. Les objectifs de la politique des élus clairement mise sur la table. 54% des suppressions de postes sont prévus par le biais des privatisations.

Les moyens déployés par la Direction Générale sont également sans précédent. Elle a clairement expliqué aux agents, dans un récent courrier, qu'elle avait décidé sous couvert d'une forme de "démocratie participative " de s'adresser directement à eux pour les amener à "partager" les objectifs de son plan.

C'est un peu comme si on demandait aux bœufs de l'abattoir, de participer à la chaîne qui les conduit.

Isoler et individualiser les agents de la collectivité, pour les couper de leurs syndicats. Tuant ainsi dans l'œuf toute velléité de réponse collective est sans aucun doute l'objectif visé.

Les élus ont déployé des moyens inégalés pour tenter de maîtriser, face aux agents, le contexte de mise en œuvre de leur politique. L’ampleur de l’attaque mérite une riposte
intersyndicale à la hauteur des
enjeux !

 

 

La CGT du Bas-Rhin sur Facebook

Le congrès de l’UD CGT 67 qui s’est tenu les 25 et 26 octobre dernier a décidé, en adoptant la 3ème résolution qui était proposée aux congressistes, d’ouvrir une page Facebook.

C’est désormais chose faite. Pour vous y rendre voilà l’adresse :

www.facebook.com/cgtud67

LA GRANDE ATTAQUE DE LA COLLECTIVITE CONTRE NOS EMPLOIS et nos conditions de travail

Les projets de la collectivité sont structurés sous trois thèmes : les chantiers articulés autour de la qualité de vie au travail, les chantiers articulés autour de l’évolution et/ ou de l’adaptation du service, les chantiers articulés autour des modes de gestion.

 I) Les chantiers articulés autour de la qualité de vie au travail.

On y trouve pêle-mêle les conditions de travail (surtout matérielles) l’accompagnement des agents dont les postes sont supprimés (autrement dits les reclassements ou redéploiements), le soutien aux cadres, le temps de travail, l’investissement immobilier.

S’il est vrai que les conditions de travail en matière de protection physique des agents ont progressé (Équipement de protection individuel-EPI, Aménagement des bureaux, sans préjuger de l’Immeuble 38RH), en matière de risques psycho-sociaux c’est beaucoup plus limité. Et à ce titre, le constat est alarmant puisque même le rapport de la médecine de travail (récemment présenté au CHSCT) ne fait aucun état du niveau des risques psychosociaux signalés par les agents.

D’ailleurs, qu’en est-il de la politique de conditions de travail en matière de risques psychosociaux ? Alors en ce domaine, on parle d’étude dans les médiathèques (depuis 2 ans !!), d’un accompagnement pour les agents victimes d’agression (où sont les comptes rendus de ces suivis au sein du CHSCT ?), la protection fonctionnelle (euh…M le DGS, c’est juste une obligation légale..),une démarche avec les usagers sur le vivre ensemble (avec la dématérialisation et le développement des démarches à distance voulu par notre collectivité, cela perd un peu de son sens…). Pour la CGT, c’est bien faible, c’est très long, et parfois il ne s’agit que de l’obligation légale de l’employeur. Ceci d’autant que la collectivité n’annonce le document unique complété que…l’année prochaine !!

Point positif : alors que les syndicats demandent depuis presque 10 ans un travail sur les causes de l’absentéisme, la collectivité annonce un chantier sur ce phénomène…ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et pour les "encadrants" il y a : la régulation d’équipe (aider les cadres à faire accepter aux agents ce qui arrive), un soutien renforcé pour conduire les changements qui doit reposer sur « l’implication et l’adhésion de l’ensemble des agents ». Pour la CGT EUROMÉTROPOLE c’est un véritable scandale des plus cyniques : pour trouver les 10% de postes, dont 54% par la privatisation, il faut l’adhésion et l’implication de toutes et tous. Bref, pour supprimer des postes, vos postes, il faut que vous soyez toutes et tous acteurs de cela !

Dans ce chapitre apparaît le chantier sur le temps de travail qui est
censé adapter l’organisation aux missions du service public alors que c'est le service public que l'on adapte à une organisation revue à la baisse (ex : mairie de quartier qui vont fermer parce qu’il faut supprimer des postes ou fermeture des WC publics!).

Il est question aussi de construire un équilibre entre vie privée et vie professionnelle des agents. Louable intention! Mais en réalité, les propositions faites actuellement aux agents (propreté, eau) c’est de travailler jusqu’à 20 ou 22h (Belle prise en compte de la vie personnelle des agents)

 

II) Les chantiers évolution et adaptation du service public.

Dans ce chapitre se succèdent quantités d’exemples de chantiers où la collectivité se prépare à travailler.

Et dans les réflexions identifiées, on retrouve : espaces verts, la médiathèque Neudorf, Collecte des déchets où sera opéré un recentrage du service complet sur la petite couronne (les autres usagers peuvent sortir leurs poubelles tout seuls) ou réflexion sur le CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE (CCAS) (oseront-ils s’attaquer aux plus pauvres de nos concitoyens?).

Paradoxalement, on y lit aussi dans ce document que la collectivité a conscience de l’augmentation démographique et donc, de besoins de service public. Il sera donc intéressant de voir comment ce service public va s'organiser alors que pour l’instant, les ATSEM et les animateurs font cruellement défaut à la Direction de l’Enfance et de l'Education.

Intéressant de noter : 700 postes seraient conservés à la Direction de l’Education, ce qui pourrait apparaître comme positif...Malheureusement cela induit inévitablement que  500 postes sont voués à être supprimés…

Enfin la révolution numérique dont on nous parle ici est destinée à « informatiser » le plus possible les relations administration-usagers, de sorte à dégager du temps « humain », temps qui est chiffré et qui doit être économisé. Une chose est sure : le « vivre-ensemble » dans le cadre de la relation usagers- administration se traduira en réalité par une baisse les contacts humains réels !

 

III)     Les chantiers sur les modes de gestion

En clair, les études et tout ce qui a déjà été mis en œuvre pour donner nos emplois et nos activités aux sociétés privées.

La Cgt s'inscrit en faux et elle l'a dit haut et fort sur la tentative de faire croire aux agents que «la méthode de calcul serait partagée avec les partenaires sociaux » !!

NON, NI LA CGT EUROMÉTROPOLE, ni aucun autre syndicat  N’A RIEN PARTAGE DE CE CALCUL, ETABLI SEUL ET APPLIQUE de manière unilatérale POUR JUSTIFIER LA SUPPRESSION DE NOS EMPLOIS

Dans ce chapitre, il est écrit que l’économie sociale et solidaire est innovante : C’est sûr que de faire trimer des gens en grande précarité, payés au smic, sans aucune perspective de carrière, sans avantages sociaux c’est très innovant !

Par contre, on apprend qu’il est plus « pragmatique » de conserver en régie les petites stations d’épuration (pas rentable pour l’économie privée), le funéraire (idem) et l’exploitation des aires d’accueil des gens du voyage.

Autre information : la privatisation des cantines scolaires (alors que les agents de l'EUROMÉTROPOLE font partie intégrante du projet pédagogique, la collectivité fait le choix du privé, faisant du repas des enfants une simple prestation à rendre) ou encore une réflexion sur le mode de gestion du service public concernant la réouverture de la piscine de Hautepierre, ou des déchetteries, ou du stationnement payant, l’accueil du musée zoologique, les bains municipaux, sont autant de projets à l’étude.

Dans le dossier mutualisation, ce sont les fonctions d’accueil qui sont visées, l’entretien de la ville et des espaces verts, les mairies de quartier, les Centres Médico-sociaux, les astreintes, le secrétariat…

 

CONCLUSION : RIEN ne sera négocié avec les syndicats. TOUT sera imposé aux agents.

10% des postes (environ 700) sont à supprimer d’ici quelques années dont 500 postes rapidement…

54% de ces suppressions de postes correspondront aux missions bradées au secteur privé. Personne ne garantit que l'attaque portée contre le service public s'arrêtera là. Cette feuille de route ne porte que sur un horizon de 3 années. La CGT avertit ceux qui pensent qu'ils seront épargnés et que cela ne concerne que les autres. Défendre les emplois des uns aujourd'hui, c'est défendre le sien demain!