Fonctionnaires affiliés à la CNRACL
Agents titulaires ou stagiaires travaillant à temps complet ou non complet (durée qu’au moins 28h/semaine)
Le 17 juillet dernier, le Président a réuni pour la première fois de son mandat les représentants des élus locaux autour de la conférence des territoires. Ce premier rendez-vous avait pour objectifs de tracer les perspectives pour les 5 ans à venir dans les collectivités territoriales.
"Où la vie serait féconde", comme le chantait si bien « Téléphone ». Qui ne doit, du reste, pas être le groupe le plus apprécié du Président MACRON.
Lors du sommet du G20, un journaliste ivoirien a demandé à Emmanuel Macron s’il fallait un « plan Marshall » pour « sauver l’Afrique » ? Sa réponse : « Le défi de l’Afrique est civilisationnel », et d'enfoncer le clou : « Dans un pays qui compte encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien.»
Pas un mot sur la misère qui sévit sur ce continent, sur les guerres qui le ravagent, sur la famine, sur les pays qui pressent ses habitants comme des citrons et en jettent ensuite la peau.
La misère pour Macron c'est de la faute aux femmes... Au-delà du mépris et de ce que cela représente en termes d'égoïsme et d'arrogance on pourra aisément décliner ses analyses sur notre monde contemporain : Le trou de la sécu, c'est de la faute aux malades. Le chômage est de la faute de ceux qui ne travaillent pas et la misère de ceux qui n'ont pas les moyens de vivre... ET dire qu'on est habillé pour 5 années avec LUI !
Nouveaux critères d’attribution et revalorisation
L’indice brut est remplacé par la rémunération brute, établie au 1er août de chaque année, limitée aux éléments suivants : traitement indiciaire de base, indemnité de difficulté administrative, indemnité de résidence, régime indemnitaire, à l’exclusion des autres éléments de rémunération (NBI, SFT, primes diverses…).
Le service propreté a engagé une refonte du temps de travail des "encadrants" chefs de districts.
Ce point n'a jamais été abordé au cours des négociations du projet de service et pour preuve : à aucun endroit de ce document ne figure la moindre référence à un changement de rythme de travail de ces agents qui ont, il faut le savoir, de lourdes responsabilités...
L'intersyndicale CFDT - CGT s'en trouve d'autant plus surprise qu'elle n'a jamais été informée du projet.
Ensemble, CGT et CFDT ont donc écrit à la Direction du service pour obtenir de plus amples explications sur la démarche et ont demandé un temps de rencontre afin de discuter des modifications envisagées.
Il ne faudrait pas en effet, que cette Direction imagine qu'elle peut jouer la montre et imposer, hors négociations syndicales, à la rentrée, un projet qui n'aurait pas reçu l'assentiment de la majorité des agents concernés lors des deux réunions de concertation qui se sont tenues.
Qu'en pense le 1er adjoint ?
Les collectivités locales devront réduire leurs dépenses de 13 milliards d’euros d’ici 2022. C'est en substance ce qu’a annoncé le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin la semaine dernière au Sénat en marge de la première Conférence nationale des territoires.
Cela représente trois milliards de plus que prévu par le programme de campagne d’Emmanuel Macron.
Vous savez comme nous tous qu'au-delà du miroir aux alouettes que représente la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, cette dernière est une des principales ressources financières des communes. Suite à cette mesure, chaque année, 8,5 milliards n’arriveront plus dans les caisses, selon le chiffrage du ministre des Comptes Publics lui-même.
Et une collectivité qui reçoit moins d’argent, c’est moins de services de proximité, moins d’investissements et aussi moins d’emplois de la fonction publique territoriale. Il n'existe en vérité aucune rupture avec les mesures de Sarkozy ni avec celles de Hollande avec lesquelles les électeurs entendaient visiblement rompre en rejoignant la majorité présidentielle au cours des dernières élections législatives.
Bref la politique d'Emmanuel MACRON se borne comme celles de Hollande ou de Sarkozy à tenter de réduire la dette en réduisant les services publics, c’est-à-dire la qualité de la vie en France. C'est notre patrimoine commun que le Gouvernement est en train de dilapider.
Pendant ce temps, et là non plus aucune rupture avec les politiques déjà menées, le grand patronat bénéficie d’un cadeau inestimable du point de vue de la réforme du droit du travail et des prélèvements sociaux, à l’image des très hauts revenus qui échappent à l’austérité fiscale : 3 milliards d’impôts en moins pour les 3 000 foyers les plus riches...Quelles conséquences cette politique aura-t-elle au niveau de Strasbourg et au-delà de l’Eurométropole ?
Sans doute pour rester bon élève, devrions-nous partager les propos de Gérald Darmanin qui concluait devant le sénat : « Je n’ai aucun doute sur le fait que ce sera dur et aucun doute sur le fait que ce sera long. Les collectivités territoriales doivent prendre leur part à cet effort et cet effort sera globalement important ».
Ou pour échapper à cela nous pourrions toujours à l'instar de certains élus applaudir cette politique à Paris et nous en plaindre à Strasbourg...
Pour la CGT, aucun doute que ce sera dur...mais ça ne sera pas aussi dur pour les plus riches que pour les plus modestes et cela vous le savez. On va continuer à fermer des toilettes publiques, on va supprimer encore des effectifs qui font déjà défaut dans les mairies de quartier, on va continuer à diminuer les horaires d'ouverture dans les quartiers qui ont le plus besoin de la présence des services publics, on va continuer à privatiser allègrement en sachant que ce n'est pas l'emploi qu'on va ainsi privilégier mais la précarité dont le patronat a besoin pour amonceler les profits.
Pour la CGT par contre, il n'est pas si certain que çà soit long, car tout ressort, à force de le compresser finit par revenir à son état initial et, au besoin, en emportant tout sur son passage !
Le projet de loi d’habilitation qui doit permettre au gouvernement de réformer par ordonnances le code du travail, a été adopté, jeudi 13 juillet, peu après 21 heures, par l’Assemblée nationale à une très nette majorité : 270 voix pour, 50 contre.
Comme un seul homme, les élus de "En Marche" soutenus par "Les Républicains" et certains Macron-compatibles ont ainsi donné les pleins pouvoirs au Gouvernement.
Voici les principales dispositions du texte :
Autorisation pour le gouvernement de prendre des ordonnances pour réécrire sans débats le code du travail avec trois volets.
1) Sous le vocable trompeur de renforcement du dialogue social le gouvernement va élargir le champ dans lequel les accords d’entreprise ont la primauté sur les conventions de branche. Cette mesure va faire des dégâts considérables là où les salariés ne seront pas syndicalement organisés. C'est la fin programmée de l'égalité de traitement au sein des branches professionnelles.
2) Tout aussi trompeur la « Simplification du dialogue social» par la fusion des instances représentatives du personnel (comité d’entreprise, délégués du personnel…). En vérité c'est l'influence des représentants du personnel que le Gouvernement veut réduire pour pouvoir ensuite manœuvre plus facilement.
3) Et la cerise sur le gâteau avec la « Sécurisation des relations de travail », qui plafonne les dommages-intérêts accordés pour un licenciement « sans cause réelle et sérieuse ». Que chacun comprenne bien que le seul qui sera sécurisé dans ce projet, ce sera le patron de l'entreprise qui, moyennant un forfait connu à l'avance pourra licencier sans aucun souci ses salariés sans prendre en compte les préjudices qu'il leur fera subir.
4) Favoriser » et « sécuriser » le recours aux CDI conclus « pour la durée d’un chantier ou d’une opération ».
Ce qui annonce clairement la fin des vrais contrats de travail sécurisés.
Quels seront les syndicats qui oseront accompagner ces mesures ?