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Privatisations à l’EMS… A quand un bilan ?

Après les déboires couteux de l’usine d’incinération, les chemins tortueux et hasardeux empruntés dans la gestion du dossier de la rénovation des Bains Municipaux, la dégringolade de la qualité de service public rendu en termes de toilettes publiques, les prestations différenciées imposées au public dans le cadre de l’entretien des rues , les interrogations du public, dont le courrier des lecteurs se fait régulièrement l’écho, concernant une gestion du stationnement ressemblant à s’y méprendre à du racket etc…etc…Il serait peut-être grand temps pour les élu-e-s de l’ EMS de faire une pause et de dresser un bilan objectif de leur incurie mais aussi de leur surdité face aux différentes alertes lancées aussi bien par la CGT , que par les usager-e-s.

Deux poids et deux mesures

Au retour de leurs congés, plusieurs dizaines de cheminots, ont reçu dans leur boîte aux lettres des convocations. Soit pour le commissariat, soit pour rencontrer la direction de la SNCF. L’entreprise ferroviaire leur demande de s’expliquer sur des actions menées durant la grève lancée le 3 avril contre la réforme ferroviaire. « J’ai été auditionné début août au commissariat de Maubeuge, confie Loïc Pietton, secrétaire de la CGT Cheminots à Aulnoye-Aymeries. Ils m’ont gardé de 8 h 30 à 16 h, pour une histoire de pneus cramés. »

Une sorte de convergence en somme

La canicule a frappé. Durs moments pour toute une partie de la population : les personnes fragilisées certes mais aussi toutes celles et ceux qui travaillent. Qu’il s’agisse de bureaux surchauffés ou à l’extérieur, ces périodes de fortes chaleurs usent les organismes et cela d’autant plus que les nuits n’apportent pas le repos attendu. Inutile de dire que l’EMS ne se classera sans doute pas première, parmi les entreprises qui apportent le plus de réconfort à leur-e-s salarié-e-s dans ces conditions difficiles. S’il s’agit d’un manque d’imagination, la CGT peut l’aider à trouver des mesures vraiment efficaces et novatrices.

Mais la canicule a d’autres impacts et celui sur la qualité de l’air, la pollution n’est pas le moindre.

A ces moments de pics, et c’est devenu presque aussi traditionnel que les fêtes de Noël, on entend les politiques à tous les niveaux nous expliquer ce qu’il faudrait faire pour s’attaquer une fois pour toutes à ce fléau…Et de vanter tour à tour, le co-voiturage, la vignette cri-air en invoquant au passage la responsabilité de chacun dans le choix de sortir ou non sa voiture à ce moment-là….

Au sein de notre collectivité et c’est important à noter et à archiver, plusieurs voix se sont élevées au cœur de cette fournaise. Certes celle de la CGT qui, comme chaque fois, demande des aménagements des postes de travail et des moyens autres que le volontariat pour traiter le contact avec le public le plus fragilisé mais aussi celle de certains élus politiques… Éric SCHULTZ (La Coopérative - Génération.s), selon ses déclarations, n’est nullement convaincu par les bienfaits de la vignette cri’ air (sur lesquelles la CGT EMS a également émis des réserves fortes) mais également Alain FONTANEL (Strasbourg en Marche) qui, interpellé par des usager-e-s, s’est dit favorable à une gratuité des transports durant la canicule…

BIGRE ! Mais…cela ressemble presque à une convergence de points de vue, non ?

Mais alors… pourquoi attendre ? En voilà, un dossier sur lequel on pourrait travailler et avancer tous ensemble ; et la CGT est prête à y prendre toute sa part.

La gratuité des transports…en voilà une idée qui est bonne, même si elle n’est pas nouvelle, même si la CGT la revendique depuis longtemps et pas seulement pendant les périodes de canicule.

Bon maintenant, on fait quoi ? On profite du fait que la chaleur ait fait mijoter certaines prises de positions au point de les rendre consommables pour lancer un chantier ou …on attend la prochaine canicule, pour redire la même chose ?

Les privatisations continuent

Lorsque les agent-e-s s’étaient fortement mobilisé-e-s à la DEE pour dénoncer la privatisation du nettoyage des écoles, les élus avaient juré, la main sur le cœur que le phénomène n’excéderait pas les 50% d’effectifs offerts au privé. Le problème, c’est qu’ils savaient qu’ «en même temps »( comme dirait certains), ils allaient tailler des coupes sombres dans l’ensemble des effectifs de la collectivité, rendant avec les départs volontaires fortement encouragés, les départs à la retraite non remplacés et les multiples réorganisations de services avec transferts d’agent-e-s, la visibilité nulle et les calculs difficiles.

Ca va faire mal…

Ceux qui suivent régulièrement les infos ont déjà entendu parler de ce projet. Le gouvernement réfléchit à faire payer les entreprises pour les arrêts maladie. Concrètement, pour les arrêts de moins de huit jours, ce ne serait plus l’Assurance maladie qui paierait l’indemnisation des quatre jours après les trois jours de carence, mais l’employeur. Ça peut paraître une mesure sociale… Sauf que les choses ne sont pas aussi simples et le Gouvernement le sait.